Non, on ne va pas dépenser 15380€ pour la scolarité de nos enfants, pour cette année.

Nous sommes une famille unschooling, nos enfants de 10 ans, 5 ans et 3 ans ne sont donc pas scolarisés, ils sont instruits en famille.
Comme tous les autres enfants, nos enfants ont besoin de tas de choses pour combler leurs besoins d’apprendre, de découvrir, de créer, etc
Afin de répondre aux besoins de découverte et d’apprentissage de nos enfants, nous mettons en place des stratégies au quotidien. Certaines nécessitent des besoins financiers plus importants que d’autres.
Saviez-vous que contrairement aux familles scolarisantes, nous ne sommes pas en droit de percevoir l’ARS (Allocations de Rentrée Scolaire). Donc plus de +/- 300€/enfant/rentrée entre 6 ans et 16 ans (pour l’instant).
C’est une injustice que subit des milliers de familles IEF en France. Ces familles ne sont pas entendues. Familles qui pour la plupart, en plus de prendre en charge, comme beaucoup, les activités extra scolaires (sport, musique) de leurs enfants doivent aussi payer la totalité des stratégies qu’ils déploient pour l’instruction de leurs enfants, sans aide aucune de l’Etat. Les sorties, les visites, le matériel, etc. L’IEF est un choix qui n’incombe donc pas au reste de la société (nos impôts). Ce choix décharge la société de porter l’instruction de nos enfants.

La posture que nous avons choisi pour accompagner nos enfants se veut respectueuse de l’enfant, de ses rythmes d’apprentissage et de développement, et même plus : sans VEO (Violences Educatives Ordinaires). C’est un cheminement constant et une déconstruction importante des schémas parentaux hérités.

Une enfance libre, sans VEO.

Nos enfants, en plus d’être libres de choisir leurs vêtements ou de laisser de la nourriture dans leur assiette à la fin du repas, peuvent aussi utiliser du matériel de la maison auquel ils ont accès librement, et de la manière dont ils le souhaitent. Je ne leur dis jamais comment ils doivent jouer, ce qu’ils doivent ou ne doivent pas prendre. Ni dans quel ordre ils doivent apprendre.
Nous avons adapté et sécurisé leur environnement et nous veillons constamment à leur sécurité et celle des autres.
Libres de suivre leur enthousiasme.
Tant que c’est à leur accès, c’est que c’est OK.

  • Jenaa colle des autocollants et dessine absolument partout dans la maison, sur les murs, les meubles, etc.
  • Louriann utilise de la peinture pour recouvrir ses voitures Lego DUPLO.
  • Dorian mélange de multiples aliments afin d’obtenir des mixtures étranges.
  • Avec son bureau, Zoé a construit un meuble pour les chats.
  • Etc

Nos enfants nous expriment leurs besoins, nous adaptons leur environnement pour que de multiples stratégies s’offrent à eux, afin de répondre à leurs besoins d’apprendre, de découvrir, de créer, d’expérimenter etc.

Ils choisissent leurs relations et la fréquence de leurs rencontres.

Et c’est justement ce point qui m’a amenée à choisir l’IEF.

Parce qu’avant 6-7-8 ans nos enfants ne sont pas en demande pour se socialiser sans leurs parents. Nous les accompagnons au travers de multiples stratégies, que nous déployons pour eux. Oui, ça demande de la créativité et de l’organisation. Au delà de 6-7-8 ans, ils créent des souvenirs un peu plus loin de nous, ils le font lorsqu’ils se sentent en confiance avec une autre famille de unschoolers ou un membre de la famille, par exemple. Ils ne subissent pas la sociabilisation forcée de leurs parents et de la société, et je suis heureuse pour ça.

C’est la 3ème année que nous cheminons vers la posture nVEO et c’est la 2ème année scolaire en IEF qui s’est terminée pour nous.

En 3 ans, nous avions appris avec la posture #nonVEO à nous placer du point de vue de l’enfant.
La première année d’IEF, nous avions adapté notre vie à celle de l’image que nous nous faisions de l’IEF. 🤷‍♀ #Merci @instagram 😬
La deuxième année d’IEF, nous avons adapté notre IEF à NOS besoins. Nous avons déconstruit nos schémas limitants, nos croyances et nos blocages, nous nous sommes reconnectés à l’essentiel. 💫 💡 Nous avons compris que nos besoins (les notres et ceux des enfants) n’avaient pas à être en compétition.
La troisième année d’IEF commence aujourd’hui. Nous adaptons et cherchons encore tous les jours à répondre à nos besoins, en même temps qu’à ceux des enfants. On tâtonne, on essaye, on rate, on culpabilise, on transforme, on adapte et on prend le temps de prendre du recul. Les besoins de chacun des membres de notre famille évoluent tous les jours. Ils changent, ils s’intensifient, se modifient, diminuent, progressent… 👉C’est pourquoi on doit sans cesse ré-ajuster les stratégies mises en place communément. 💞Deux années passées.💝 Nous allons envoyer les déclarations IEF pour 3 enfants : 10 ans, 5 ans, et 3 ans. Elles sont rédigées. Il ne me reste plus qu’à les signer. (On envoie avec la poste en ligne)

Aujourd’hui, lundi, débute : notre 3ème année d’IEF. ❣️Pour tout ces souvenirs dégustés, je signe avec plaisir.
❣️Pour tout ce chemin parcouru, je signe avec plaisir.
❣️Pour tous ces apprentissages, je signe avec plaisir.
❣️Pour toutes ces découvertes et émerveillements, je signe avec plaisir.
❣️Pour toutes ces merveilleuses rencontres, je signe avec plaisir.
❣️Pour tout ces voyages, je signe avec plaisir.
❣️Pour cette ouverture au monde et à ces moments improbables et inoubliables (cf, ce moment chez moi, en musique 🎶 avec une famille unschooling du Wisconsin 🇺🇸)
❣️Pour toutes ces grasses mâtinées, je signe avec plaisir.
❣️Pour tout ces moments où on prend vraiment- le temps, je signe avec plaisir.
❣️Pour la redécouverte avec soi-même, je signe avec plaisir.
❣️Pour le respect, je signe avec plaisir.
Pour tous ces rythmes respectés, je signe avec plaisir.
❣️Pour la complicité avec mes enfants, je signe avec plaisir.
❣️Pour le déconditionnement, je signe avec plaisir.
❣️Pour un accompagnement respectueux, je signe avec plaisir.
❣️Pour la liberté, je signe avec plaisir.
❣️Pour le choix, je signe avec plaisir.

kirstinguilbertletouze❣️Pour tous ces rythmes respectés, je signe avec plaisir.
❣️Pour la complicité avec mes enfants, je signe avec plaisir.
❣️Pour le déconditionnement, je signe avec plaisir.
❣️Pour un accompagnement respectueux, je signe avec plaisir.
❣️Pour la liberté, je signe avec plaisir.
❣️Pour le choix, je signe avec plaisir.

La suite demain.

Si nos enfants étaient scolarisés pour l’année scolaire 2019/2020, leur Instruction aurait coûté 15380€ à l’Etat 🇫🇷 . Somme qui, je le rappelle, est, entre autres payée avec nos impôts💸.
Cf la capture en photo2 :
➕ 5440€ (1xniveau primaire)
➕4970€ (2x niveau maternelle)

Eh bien vous savez quoi ?

Certaines personnes, en se confrontant à nos habitudes de vie ont été très étonnées en venant chez moi et m’ont fait remarquer que je faisais preuve d’un « énorme lâcher prise ». Et que, surtout, eux, « ils ne pourraient pas » (ce sont leurs mots).
J’étais alors étonnée et j’ai demandé pourquoi, qu’est-ce qui les bloque ?

Alors voilà, pour eux, lorsque mes enfants souhaitent utiliser un certain matériel d’une autre façon que son usage principal : c’est du gaspillage. On gaspille de l’eau, de la nourriture, de l’argent. Mes enfants veulent créer. Par exemple pour fabriquer une maquette, si Dorian a besoin d’un paquet de papier toilette, l’humidifier pour en faire des petites boules pour fabriquer les rochers de sa montagne : c’est OK.
Si Jenaa veut coller des spaghettis sur sa feuille : c’est OK.
Et moi quand je décide de laisser mes enfants « gaspiller des autocollants » en les collant sur des surfaces sales et incongru (genre ma face lol), bah c’est du gaspillage, ou que-sais-je-encore.

Putain mais lâche prise : il s’agit d’un auto collant, mec.

kirstinguilbertletouze❣️Pour tous ces rythmes respectés, je signe avec plaisir.
❣️Pour la complicité avec mes enfants, je signe avec plaisir.
❣️Pour le déconditionnement, je signe avec plaisir.
❣️Pour un accompagnement respectueux, je signe avec plaisir.
❣️Pour la liberté, je signe avec plaisir.
❣️Pour le choix, je signe avec plaisir.

La suite demain.

On m’a fait une réflexion désagréable et jugeante sur le fait que je laissais mes enfants jouer avec des objets du quotidien (qui, à la base, ne sont pas des jouets), comme de l’eau et des rouleaux de papier toilette.
Nous sommes en IEF (Instruction En Famille), et il est aussi là mon budget « scolarité » en fait. Il est juste là.
Tu verras, dans 15 ans, tu vas probablement dépenser des milliers d’€ chaque année pour payer l’école de ton enfant, son permis, ou autre chose. Alors, aujourd’hui, peux-tu payer quelques dizaines d’€ pour de l’eau et des rouleaux de papier toilette, pour permettre de combler les besoins de ton enfant ?
Si oui, alors je te propose deux supers chouettes activités (attention, apparement ces activités demandent “un lâcher prise ÉNORME” -oui je m’essaie au sarcasme-:
-> EAU [augmenter la chaleur du radiateur pour ne pas attraper froid pendant l’activité ; remplir une grande bassine d’eau tiède ; remplir une petite bassine avec de l’eau glacée (avec des glaçons du congélateur) ; remplir un verre avec de l’eau très chaude, mais pas bouillante ; disposer tous les récipients au sol (si carrelage pour ne pas glisser on met des serviettes parterre. Mais l’idéal reste l’extérieur) ; fournir du matériel à l’enfant : passoire, cuiller, louche ; appeler l’enfant ; laisser libre court à l’imagination]
-> PAPIER TOILETTE [Acheter plusieurs paquets de rouleaux de papiers toilette, de plusieurs couleurs, plusieurs épaisseurs, plusieurs motifs ; les disposer au sol en forme de pyramide ; appeler l’enfant ; lui proposer de tout exploser la pyramide en mettant des coups de pieds ; lui demander de reformer la pyramide ensemble ; lui proposer de dérouler entièrement un rouleau ; lui proposer de l’enrouler dedans comme les égyptiens ^^ ; etc]
Rigolades garanties.

Tandis que certaines personnes félicitent certains étudiants acceptés pour Harvard (~39000 dollars /an) , d’autres s’offusquent que des enfants unschoolers « gaspillent des autocollants »…
Mais saviez-vous que ce sont ces enfants unschoolers que convoite justement Harvard ? Tout ceci est complètement paradoxale.
Saviez-vous que même certaines écoles maternelles coûtent plusieurs milliers de dollars ? mais à quoi bon ? et pourquoi faire ?
Tout ça me laisse sans voix. Comment en est-on arrivés là ?
Leurs parents, eux, y croient. Ils croient à l’instruction la plus “rigoureuse” qui soit. Ils pensent aider leurs enfants. Ils pensent qu’en les forma-ta-nt ils “réussiront dans la vie”. Que c’est GRACE à l’école qu’ils deviendront “quelqu’un”.
[Définition du mot quelqu’un : “Personne remarquable ; personnalité.”]
Est-ce vraiment ce message qu’ils veulent faire passer ? Que sans école ils ne seraient “personne” ?
C’est l’impuissance apprise, ce que leurs parents (ceux de vos parents) leurs ont fait croire à propos d’eux-mêmes. (Tu me suis toujours ?)
Et les enfants, eux, finissent par penser qu’ils y croient aussi (et pas tous, heureusement).
Comment croire sérieusement qu’un enfant peut arriver à désirer au plus profond de lui ces méthodes d’apprentissages utilisées qui ne respectent pas les enfants ?
Bien souvent, la stratégie “école” répond aux besoins du parent, qui, par conditionnement et pression sociétale, ne connaît pas d’autres stratégies pour répondre à ses besoins.
Les besoins des enfants, eux, peuvent être comblés par de multiples stratégies qui, elles, les respectent.
Avant de penser une nouvelle stratégie pour notre enfant, on devrait essayer de se placer du point de vue de celui-ci. Prendre du recul, et voir si VRAIMENT « on n’a pas le choix » ou s’il s’agit uniquement de croyances limitantes.
L’état (et donc les contribuables) ne dépense donc pas pour mes enfants :
4970€ pour 2 enfants en maternelle
5440€ pour 1 enfant en primaire
= 15380 €
Je refuse que l’Etat dépense cette somme pour mes enfants parce que 

J’essaie de protéger ce qui brille en eux. Je ne veux pas qu’ils soient contraints, à quoi que ce soit, qu’ils subissent des violences institutionnelles, qui les limitent dans leurs besoins de base comme manger quand ils ont faim, ou même faire pipi quand ils ont besoin, qu’ils subissent les violences culturelles – puisque l’école participe à la transmission du sexisme ordinaire-, qu’ils soient contraints dans leurs apprentissages et couper de leur curiosité naturelle pour correspondre à un programme et se normaliser, qu’ils apprennnent que l’autorité de l’adulte ou du plus fort est une base dans les relations, qu’ils subissent un système qui valorise la compétition et non la coopération, qu’ils subissent les punitions d’eux-même ou des autres (être témoin de violence : c’est de fait VIOLENT), qu’ils soient limités dans leurs contacts sociaux avec des critères comme l’âge et non les affinités, qu’ils
restent assis à une chaise, qu’ils écoutent (subissent) passivement un cours, sur un sujet non choisi, qu’ils apprennent à obeir aux adultes, qu’on leur impose un emploi du temps journalier (récré, pause gouter….)

Je ne veux plus utiliser aucune stratégie visant à me libérer du temps pour travailler qui impliquerait une séparation subie de leurs figures d’attachement pour nos enfants. Ça me semble essentiel. Je n’ai plus envie que mes enfants pensent qu’ils me “dérangent”, qu’ils doivent être “gardés” pour me “laisser vivre”…

Je refuse que l’Etat dépense cette somme pour mes enfants parce que

  • Je veux respecter leur rythme bio, de développement, etc
  • Je veux respecter leur enthousiasme
  • Je veux leur laisser leur curiosité naturelle
  • Je veux leur laisser le champs des possibles
  • Je veux qu’ils restent connectés à eux-même

Nous, parents de 3 enfants instruits en famille, remplissons nos et leurs besoins avec les stratégies suivantes :

  • Chaque enfant a du temps en tête-à-tête avec chacun des parents
  • Nous travaillons à domicile
  • Nous avons aménagé des espaces d’autonomie pour les enfants (travaux manuels) ou un placard de collations à leur portée pour qu’ils ne dépendent pas constamment d’un adulte
  • Nous rencontrons d’autres personnes sans critères de sélection
  • Au moins un des parents est présent en permanence permettant de remplir la securité affective de chaque enfant
  • Nos enfants peuvent remplir leurs besoins à chaque moment, comme manger, dormir, avoir des calins… mais aussi de l’appartenance, de la réalisation personnelle

Nous allons donc dépenser moyennement la même somme que les autres parents, pour notre vie quotienne faite d’apprentissage (https://www.education.gouv.fr/…/les-depenses-des…) à la différence que, pour nous, l’Etat ne dépensera pas 15380€ pour la scolarité de nos enfants cette année (https://www.education.gouv.fr/…/le-cout-d-une-scolarite…) , et nous ne pourrons pas prétendre à l’ARS.

Il nous a fallu plusieurs mois afin de nous organiser convenablement. J’ai conscience que le chemin est long et qu’il est parfois difficile d’avancer, selon sa propre histoire, son environnement, sa santé, etc.

Il est important d’être entourés pour ça. De rencontrer d’autres familles unschoolers, d’apprendre par l’exemplarité, de lâcher prise…

Et surtout de nous donner de l’empathie (à l’enfant intérieur qui a subi) se déconditionner mentalement des méthodes d’instruction que nous avons reçues lorsque nous étions enfant, pour offrir ce dont nous avons été privé, lorsque nous étions enfant.

Si tu te sens intéressé.e par le sujet, tu peux suivre Vivre En Famille chez qui une série de 27 posts à propos de l’IEF sans VEO va débuter ce week-end, ainsi que IEF – Pass éducation + qui compte une équipe d’une 50aine d’auteurs qui rédigent à propos de multiples sujets (méthodes d’apprentissage, lois, pédagogies, socialisation, témoignages de familles IEF, etc).

Tu peux aussi partager mes posts si tu penses que ça peut être utile à d’autres parents ou futurs parents.

Merci de m’avoir lue.

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