[17:30 – Centre commercial LECLERC d’Argentan – Un homme plutôt âgé et barbu me gifle (spoiler : non, ce n’était pas le père-noël)]

C’est injuste. Les gens sont fous. J’étais là avec mes enfants. Ils s’amusaient dans la petite voiture de police à deux places (tu sais, l’espèce de petit manège où tu dois mettre une pièce de 1€ pour que ça fasse de la lumière et du bruit et de légers mouvements – désolée j’sais pas comment ça s’appelle).
Ça devait faire facile 15 minutes qu’on jouait là. On vivait, on rigolait.
Jenaa voulait partir donc les dernières 5 minutes on est resté assises toutes les deux sur un banc pendant que Louriann finissait son jeu dans la voiture de police.
Ensuite, le monsieur, qui en fait était le cordonnier de la boutique d’en face ET propriétaire de l’attraction « voiture de police » (mais ça je l’ai su après) commence à aller demander « c’est à vous le fauve ? » aux trois parents présents un peu plus loin de l’attraction. (Mais j’ai pas entendu/compris/assimilé ce qu’il a demandé aux autres parents, ça encore, je l’ai compris après)
J’imagine que ça devait faire un moment qu’il nous observait derrière l’accueil de sa boutique et je suppose qu’il a jugé mon fils de 5 ans trop bruyant (trop vivant ? Sarcasme), etc. MAIS il ne nous a JAMAIS fait part de son besoin de calme. A aucun moment. Ou tout autre besoin, d’ailleurs, je ne fais que des suppositions. Ni aucun autre client n’avait l’air dérangé par nos rires. (Qui est dérangé par des rires d’enfants dans une attraction pour enfant ? …Sérieusement…)
Donc puisqu’aucun des parents qu’il avait été voir n’étaient « le prioritaire du fauve » (😒) alors il a entreprit d’aller voir directement Louriann. Il s’est adressé à lui en le vouvoyant (bonjour la froideur et l’autoritarisme) : « il serait temps de descendre maintenant bla bla bla » je n’ai pas compris la suite parce que j’ai été complètement sidérée par la posture physique du monsieur qui commençait à se rapprocher beaucoup trop près de Louriann et commençait à lui faire les gros yeux (tout ça se passe en quelques secondes et je suis à 3 mètres de Louriann, avec Jenaa que j’étais en train d’accompagner car elle avait fait une demande de partir d’ici y’a déjà 5 minutes mais on attendait Louriann donc sur ce banc à 3m de lui).
Je me lève donc. Je laisse Jenaa sur le banc (je l’ai complément oublié à ce moment, sur l’instant) à 3metres d’ici.
Je me poste entre la voiture (qui contenait Louriann) et ce monsieur à la tête toute ronde et la longue barbe grisonnante.
Le monsieur réalise que je suis la mère alors il me lance : « ha c’est donc vous la propriétaire du fauve? ». C’est là que j’ai compris ce qu’il avait demandé juste avant aux trois autres parents.
J’ai demandé quel était son besoin. Il m’a dit qu’il [Louriann] dégradait le matériel. J’ai dit qu’il rigolait juste et que je voyais pas en quoi il dégradait quoi que ce soit. Il a bombé son torse (comme les gorilles) et s’est collé à mon torse, ce qui m’a fait venir m’écraser contre la voiture qui contenait toujours Louriann (5 ans). Par réflexe, je l’ai alors repoussé. Et c’est là qu’il m’a giflé. Une bonne grosse baffe entre la joue droite et le cou. Je sens encore la puissance de sa grosse main. Je suis révoltée. Pas contre lui, oh non. Contre ce qui a fait qu’il n’a pas su me communiquer son besoin de manière sereine et respectueuse. C’est pas normal. Ça suffit, il faut arrêter maintenant. C’est quoi ce monde ? Tu valides ça ? Sérieusement ?
Et les gens autour qui fuient et disent « non non on a rien vu » quand je leur demande si je peux avoir leur témoignage parce que j’ai les flics en attente sur mon tel.
Tout a été filmé. Je suis en train de boire un chocolat chaud chez moi, au chaud, …et après je vais devoir aller à l’hôpital pour qu’ils constatent puis demain matin j’ai RDV avec ce flic que j’ai eu au tel pour apporter les preuves.
J’ai une question. Qui aidera ce monsieur ? Qui lui servira de témoin secourable ? Vraiment, je me demande comment stopper ça. Parce que j’ai peur. J’ai peur de la réaction des gens quand ils comprennent que mes enfants sont libres et que leur inconscient et leur âme viennent leur rappeler que c’est injuste , ils souffrent parce qu’ils n’ont jamais pu être libres de leur vie.
Je continuerais de me « battre » mais dans le bon sens du terme. Dans le sens millitant et informatif. Malheureusement ou heureusement, ça me booste davantage dans ce sens.
La plainte, je la dépose pour l’exemplarité (je veux que mes enfants puissent savoir que ce n’est pas normal et que c’est grave et injuste) mais je la déposerais aussi dans l’espoir que quelqu’un informe ce monsieur.

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