« Y’a pire chez les autres », « tu ne vas quand même pas te plaindre! », « tu as bien de quoi être heureuse »…

INTROSPECTION

Quand je me plains, je pense à moi, je suis un Enfant, j’exprime en fait mes besoins de la même façon que les personnes qui m’entourent. Comme vous. Je râle, je gueule, je m’affirme, je me plains. Comme vous. Oui c’est comme ça que je me suis construite. Comme vous.

Mais on m’a dit que yavait toujours pire ailleurs. Que j’avais pas à me plaindre de ma situation, parce que D’AUTRES souffrent bien plus que moi.

Haaa les autres! Comment y penser, comment même y songer, quand moi-même je suis en carence d’attentions!

Parents, quand je te parle de moi, c’est bien moi qui souffre. Ça te fait mal de l’entendre parce que c’est toi, et tu le sais bien au fond de toi, c’est bien toi qui est responsable de mon bien-être, de ma survie par ici.

Parents j’ai besoin de votre attention, de votre affection. J’ai besoin d’être écoutée, j’ai besoin que MES besoins soient légitimés.

On s’en fout des autres quand je te parle de moi.

Et ça vaut pour tous les parents.

Parce que l’Humain est comme ça. L’Humain est en quête de mieux. Toujours. Et c’est tant mieux. Faudrait pas que ça change.

Une personne qui exprime son mécontentement, qui se plaint, a toujours raison : elle exprime des besoins non comblés. On ne peut pas contredire ça. Ça lui est propre. On ne devrait pas pouvoir contredire ça.

J’ai des besoins. Je cherche des stratégies pour les remplir. Je suis un Enfant. Je suis un Humain. Point.

L’Humain en moi a des besoins. Aujourd’hui il a peur de gêner les autres, de déranger avec ses problèmes, il cherche des stratégies respectueuses des besoins de tous et surtout de lui-même, l’Enfant intérieur en moi se dit que « Y’a pire chez les autres », « tu ne vas quand même pas te plaindre! », « tu as bien de quoi être heureuse »…